LES AVENTURES DE TONY SHAPIRO TOME 2 : UN ETRANGE HERITAGE.

LES AVENTURES DE TONY SHAPIRO TOME 2 : UN ETRANGE HERITAGE.
LES AVENTURES DE TONY SHAPIRO- TOME 2 - UN ETRANGE HERITAGE

EPISODE 2.




Le système d'alarme du Core était directement relié à toutes les pièces de l'Underground Dream. Et pouvait déclencher une alarme sonore à la moindre intrusion, même si jusque là, cela n'était jamais arrivé. En effet, les codes d'ouverture étaient changés toutes les semaines, selon un algorithme aléatoire, et à la connaissance seule de Tony. Il fallait donc que celui-ci les transmette aux autres membres de l'U.D., chaque fois différemment, pour brouiller les pistes.
Il était également prévu un contrôle régulier auprès des ordinateurs de toutes les polices du monde, pour vérifier si une fuite concernant l'existence de l'U.D. n'avait pas eu lieu.
Autant dire que ce sanctuaire luxueux était tout simplement impénétrable.

Pourtant cette nuit, le Bip du Core s'est enclenché et est en train d'envoyer un signal dans la chambre "Alhambra". La petite cellule vibrante intégrée dans le montant du lit et reliée au réseau général de surveillance commence à s'activer.
Cette fois-ci, c'est Jean qui se réveille le premier.....dans un premier temps, il ne comprend pas ce qui se passe et s'apprête à réveiller sa compagne. Mais, dans une fraction de seconde, son cerveau l'alerte de n'en rien faire.
Son coeur bat à tout rompre. Il est en sueur. Il a peur. Sa main tatonne le montant du lit qui est en train de vibrer et ce qu'il craignait se confirme : quelqu'un vient bien d'entrer dans leur lieu secret.
Prenant sur lui, il se glisse très doucement hors du lit et à pas feutrés se dirige vers la salle de bain. Il appuie sur une des mosaïques rectangulaires qui tapissent le sol, juste à côté de la douche : en même temps, un déclic se fait entendre et c'est le miroir au dessus du lavabo qui coulisse sur le mur, laissant place à une petite armurerie. Il se saisit d'une arme de poing avec silencieux, très légère et s'empare également d'une seringue hypodermique.

Depuis, leur dernière opération commando en Californie (voir Le Tome 1), l'ensemble de l'équipe, maintenant aguerrie aux armes d'assault a décidé de mettre en place un protocole de défense en cas d'intrusion. Chaque équipier connaît par coeur la procédure.
Mais Jean ne s'attendait pas vraiment pas à ce que ca arrive un jour et surtout à ce que ca tombe sur lui.
Pour bien analyser la situation il doit rejoindre le Core et ainsi accéder aux caméras. Mais d'abord, réveiller Carla discrètement. Il s'approche d'elle, la secoue légèrement, puis plus fort.....
-hummm, what's going on ?.....(carla)
-(Jean une main posée sur la bouche de Carla) : chuuuttttt......wake up....we have a problem....
Carla est terrorisée, elle n'ose pas bouger. Jean l'entraîne doucement sous le lit et lui demande de rester là.
-Stay there.....i'll be back.....(Jean). La main de Carla le retient mais il doit y aller.....petit sourire rassurant de Jean.

Il s'approche de la porte de la chambre, et fait jouer la poignée pour l'ouvrir. Il se glisse à l'extérieur.

Carla, sous le lit, est totalement paniquée. Pour se calmer, elle tente une respiration abdominale : cela l'apaise un peu : plus facile pour réfléchir.

Soudain....un bruit de vase brisé à l'extérieur de la chambre.....puis un hurlement .......

N'y tenant plus, elle s'extrait de sa cachette, totalement affolée. Oubliant le protocole, elle allume la chambre, se précipite dans la salle de bains, prend un mini-gun (petit fusil à pompe de très courte portée) dans l'armurerie encore ouverte, met une paire de lunettes nocturnes et sort.
Elle avance dans le patio, ses deux mains tremblantes cramponnées au mini-gun....les lunettes lui assurent une vision parfaitement nette de son environnement immédiat, quoique légèrement teintée en rouge.
-Jean......are you there ? (Carla)
aucune réponse, aucun bruit
-Is someone there ?
silence absolu. Elle traverse le patio et continue d'avancer vers l'ascenseur. Brusquement, elle sent comme un souffle froid lui frôler la nuque. A travers ses lunettes, elle a à peine le temps de distinguer comme une ombre qui fuit vers l'ascenseur.
Elle hurle :
-The Core !!!! open the light !!!!!!!
Tout le patio s'allume. Carla arrache ses lunettes, braque son mini-gun en direction de l'ascenseur et tire.....un coup....deux coup....trois coups....
L'ascenseur est criblé de balles mais visiblement il ne s'est pas ouvert et Carla n'a touché personne
-fucking shit !!!!!! who are you ?..........

Au bruit des détonations, le Core, reconnaissant le son "armes à feu", a déclenché l'alarme maximale et l'ordinateur appelle Tony sur son Pda pour le prévenir de la situation.

-(Tony, alerté) : Marcia, y a un gros problème là-bas...il faut que j'y aille tout de suite...
-Jé viens avec toi...
-Non, reste là, ca peut être dangereux...
-éh...Danger c'est mon.....
-Oui, je sais, Danger c'est ton deuxième prénom....sauf que là, je te supplie de rester ici....s'il te plaît....
-Ok, mais appellé-moi dès qué possible....
-t'inquiète pas....


En arrivant sur les lieux, Tony a le temps de noter que l'entrée n'a pas été forçée....bizarre pour une intrusion.
Il se dirige rapidement vers le panneau de contrôle du "Core" et découvre la scène au deuxième sous-sol. Il récupère une trousse de soins et se précipite vers ses amis.
Carla est agenouillée auprès du corps inanimé de Jean, complètement en pleurs.
-ohhh, Tony......look at my Jean, he's in bad shape....
-attends, je regarde.....non, apparemment il est pas blessé...simplement en état de choc...son pouls s'est considérablement ralenti : je vais lui faire une injection d'adrénaline, ca va le réveiller.

Tony enfonce l'aiguille dans l'avant-bras de Jean. Celui-ci se réveille brusquement et se met à hurler : " y a des fantômes ici, y a des fantômes !!!!!!! je les ai vu !!!!!!
-Jean, regarde-nous, on est là avec toi, calme-toi....il n'y a que toi, Carla et moi.
Jean, le souffle court, pose un regard visiblement encore terrorisé sur Tony.....

Une heure plus tard, et après avoir inspecté les lieux, Tony constate que rien n'a été volé, rien déplacé, aucune trace d'effraction. Il va dans la cuisine se chercher un café puis s'installe dans un siège confortable à l'intérieur de la salle de projection du "Core". Ses deux amis sont retournés dans la chambre pour se reposer.....en ce moment, Carla veille sur Jean.

(Tony s'adressant à l'ordinateur) : ok le "core", peux-tu me dire ce qui s'est passé ?

Le Screenview s'allume alors avec en inscrustation les caméras de surveillance. La voix féminine synthétique commence son exposé, étayé par les images à l'écran :

"TROIS HEURES DU MATIN......LE SECURITY SYSTEM DETECTE UNE SUBSTANCE INCONNUE......LA CAMERA 1-B DU PREMIER SOUS-SOL PREND EN POURSUITE DEUX FORMES NON IDENTIFIEES QUI SE DIRIGENT VERS L'ASCENSEUR PRINCIPAL........LE SECURITY SYSTEM FAIT UNE RECHERCHE SUR LA SUBSTANCE MAIS ECHEC : PAS DE TRACE D'HYDROGENE.....PAS DE TRACE DE CARBONE....AU DEUXIEME SOUS-SOL, LA CAMERA 2-A PREND EN POURSUITE LES FORMES.......TROIS HEURES DIX ......L'ALERTE S'ENCLENCHE CAR LE SYSTEME JUGE QUE LE DEPLACEMENT DES FORMES EST STRUCTURE ET COHERENT.....TROIS HEURES QUINZE....."MONSIEUR JEAN" SORT DE LA CHAMBRE ALHAMBRA......IL RECULE DANS LE PATIO....IL HEURTE UN VASE.....LE VASE TOMBE....LES FORMES SONT SUR LUI....IL S'EVANOUIT A TROIS HEURES DIX-NEUF....TROIS HEURES VINGT-QUATRE...."MADEMOISELLE CARLA" SORT DE LA CHAMBRE, EQUIPEE D'UN FUSIL MODELE 440-ZU ET DE LUNETTES MODELE INFRA-015.......LES FORMES AMORCENT UN DEPLACEMENT VERS L'ASCENSEUR....TROIS HEURES TRENTE ET UNE...L'ECLAIRAGE EST ENCLENCHE PAR ORDRE VOCAL......."MADEMOISELLE CARLA" TIRE TROIS SALVES DE FUSIL.....ALERTE NIVEAU 4 ENCLENCHEE......LE SYSTEME NE DETECTE PLUS LA SUBSTANCE.....AUCUNE CAMERA EN POURSUITE.

Tony, relativement décontracté au début de l'exposé est maintenant en proie aux plus vives inquiétudes. Ses mains sont moites, il a la gorge nouée....Il se rend compte que sa chemise est complètement trempée.
Toutefois, une partie de son esprit reste pondérée et calme. Il trouve la force de s'adresser à l'ordinateur :
-Merci, le "Core", cet exposé était excellent et le système a pris les bonnes décisions par rapport à cette situation.....bon boulot !!!!!
-MERCI TONY.........
-(Tony, à lui-même) : Ceci dit, là, j'ai vraiment besoin d'une bonne douche et d'un double scotch......d'un triple scotch.


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Plusieurs jours après cette nuit très mouvementée.


Carla n'est pas au mieux. En fait, depuis ces derniers évènements, elle ne se sent plus en sécurité...ni dans sa suite du Martinez, ni dans le Underground Dream, supposé être un bastion inexpugnable. Petit à petit, elle s'enfonce dans une sorte de dépression que ni les paroles rassurantes de Tony, ni les bons petits plats de Marcia, ni les gestes câlins de Jean ne peuvent stopper.
Tout le monde est très inquiet pour elle. Elle s'enfonce inexorablement.
Pourquoi elle, se demande-t-elle.....qui sont ces étranges fantômes qui viennent la hanter toutes les nuits, jusqu'à se faire de plus en plus hardis ? que veulent dire ces messages ?
Ce matin, elle décide de prendre l'air au bord de la mer, histoire de mettre son humeur maussade au diapason de ce temps d'automne très pluvieux. Jean ne peut la retenir, ni même l'accompagner. Elle a besoin de rester seule.
Elle marche, le long de la plage, ses jolis yeux embués, quelques mèches de ses cheveux roux collés sur ses joues. Tous ses projets, ses envies, sont réduits à néant.
Un homme d'une quarantaine d'années, peut-être la trentaine, la croise dans sa triste promenade. Il la regarde, la fixe, puis lui sourit...Elle se dit qu'il a l'air triste aussi mais son regard pourtant la touche...un regard noir, profond, intense. Elle répond à son sourire et continue son chemin. Mais quelque pas de plus et elle s'arrête....se retourne.....l'homme aussi s'est retourné et la regarde toujours.
Il la rejoint :
-Bonjour....(l'homme mystérieux)
-Hello.....(Carla)
-Vous êtes très belle....
-oh, thank you
-Je veux dire, même triste, vous restez très belle.....
-Vous me connaissez ?
-oui, je crois.....je suis très amateur de films fantastiques et je suis sûr de vous avoir déjà vu dans l'un de ces films......mais là, vous êtes plus belle encore....vous êtes vous-même, naturelle.....
-oh...thank you...really....et vous....qui êtes-vous ?
-peut-être celui qui pourrait vous aider...
Carla se prend d'un petit rire qui en même temps la soulage.
-Vous croyez que j'ai besoin d'aide ?
-Oui, je le crois....but take your time, Carla.....if you want to see me again, i will be there.....et l'homme doucement fait demi-tour et repart à pas lents, la tête légèrement penchée.

Carla cette nuit-là dormit beaucoup mieux. Quelque chose dans cette rencontre l'avait apaisée.
Le matin suivant elle était beaucoup plus détendue et Tony, Marcia et Jean s'en réjouirent.
Elle n'avait qu'une envie : repartir se promener sur la plage et rencontrer cet homme. Ce qu'elle fit le lendemain.

-Hey, how are you ? (Carla saluant son compagnon de promenade)
-Fine......ohh, i see that you too....
-Yeah....feel better....but i think i should go and see a psychiatrist.....he could help me
-Yeah, maybe it's a good first step...
-what do you mean ?......
-je pense que je peux vous aider....mais prenez votre temps....et allez voir votre spécialiste avant..nous nous reverrons....

Carla ressentait une étrange sensation. Non seulement cet homme l'apaisait mais elle se sentait attiré par lui, malgré ses sentiments pour Jean. Ce type avait quelque chose de spécial.

Le lendemain, elle prit rendez-vous avec un psychiatre de Cannes pour lui parler de ses problèmes.

-Mademoiselle, je vous assure.....Vous allez bien....simplement vous vivez des moments difficiles...quelqu'un essaie visiblement de vous nuire..ou peut-être de vous alerter...cela vous rend triste, ce qui est tout à fait normal.....mais vos amis sont là....et aussi quelqu'un d'autre je crois...(le psychiatre)
-Quoi ? pourquoi dites-vous ca à moi ?
-Et bien, votre comportement dégage une certaine sérénité, il semblerait que vous soyez plus apaisée que vous ne le croyez....j'en conclus que vous avez dû faire une rencontre intéressante ces derniers jours.....une rencontre qui vous apporte du réconfort....peut-être plus....vous êtes très belle Carla Moore : prenez-soin de vous.




FIN DU 2EME EPISODE.
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# Posté le dimanche 20 janvier 2008 14:42

LES AVENTURES DE TONY SHAPIRO- UN ETRANGE HERITAGE- EPISODE 3

LES AVENTURES DE TONY SHAPIRO- UN ETRANGE HERITAGE- EPISODE 3
LES AVENTURES DE TONY SHAPIRO- UN ETRANGE HERITAGE- EPISODE 3


Alors que les trois underground-dreamers, Tony, Marcia et Jean essayaient de comprendre, par des analyses poussées, ce qui s'était réellement passé une semaine auparavant, Carla, tentait au contraire de se détacher de cette inquiétante réalité et préférait ses longues promenades quotidiennes à l'extérieur.
Curieusement, beaucoup des moments du tournage de son film "Vampires-Bloodlines" lui revenaient à l'esprit en ce moment : la pénible séquence dans cet hôtel délabré, les longues et difficiles prises de vue dans les égoûts de Los Angeles, les séances de maquillage, et puis surtout "l'ambiance spéciale" de ce tournage, une ambiance un peu oppressante...Et ce, malgré les nombreux comédiens et amis qui l'entouraient, en particulier le très facétieux Steve Mac-Fordell, qui jouait le rôle de Gary le Nosferatu.


******************************



Ce matin, dix heures, Elle vient de prendre un chocolat, à l'intérieur d'un bar sur la Croisette. Elle est seule....encore. Jean a pris le parti de ne pas la brusquer et de la laisser gérer son stress comme elle l'entend.
Elle se lève, laisse un généreux pourboire au garçon et sort.
Dehors, il fait un peu froid et le vent venant de la mer souffle plus fort aujourd'hui. Heureusement, elle a revêtu un "Heat-jean " (système qui utilise la chaleur corporelle pour rehausser la température des fibres textiles de manière constante), des bottes en cuir mou à hauts talons et un manteau blanc, enveloppant jusqu'aux chevilles. Elle porte également un bonnet, ce qui donne à son visage un air un peu plus enfantin que d'habitude.
Elle se dirige vers la plage.
Quelques pas dans le sable.....elle s'assoit sur un transat vide. Et commence à contempler la mer. Elle adore les mers huileuses et calmes de début d'été mais elle préfère par dessus tout les eaux grises et tourmentées de cette fin d'automne. Ce qui la renvoie immédiatement à son état d'esprit actuel. Avec humour, elle se dit qu'au moins elle est en phase avec la nature......

-How are you ?
C'est l'homme mystérieux qu'elle a rencontré il y a quelques jours qui vient s'assoir à côté d'elle.
-I'm like the sea, you know......(carla)
-so, you don't feel better, do you ?
-well....too many questions in my head....and no answers...(carla, dans un soupir)
-Il est peut-être temps que je te vienne en aide, Carla.
-But, qui es-tu exactement ?.....c'est quoi ton nom ? (carla)
-C'est un nom un peu original, j'hésite à te le dire....j'ai peur que tu le trouves totalement ridicule.
- Si, si....dis à moi.....je suis trop curieuse maintenant !!!
-En fait, je m'appelle Hérion Prophectis........
-woawww......c'est pas banal....ca vient d'où ?....tu es grec, d'origine ?
-c'est un peu ca oui.....mais Carla, et si on parlait de toi plutôt ?
-Mais toi, tu me diras plus sur toi, ok ? please.....
-on verra.....plus tard......
-ok darling....heu...je veux dire Hérion...sorry
Tous les deux se regardent intensément...le lapsus de Carla n'a évidemment pas échappé à Hérion et il ne peut s'empêcher de sourire. Première fois qu'il rencontre une femme comme ca.....il en est tombé amoureux immédiatement, dès la première rencontre. Mais trop tôt pour le lui dire, il doit d'abord s'occuper d'elle. Il doit lui révéler ce qu'elle est.

-Tu sais, Carla, je crois que tu as un don particulier. Et c'est ce don qui te crée tous ces problèmes en ce moment.
-oh, really ?....et c'est quoi ce don ?
-Tu m'as déjà parlé de ce tournage à Los Angeles....tu n'as rien ressenti de particulier ?
-Oui.....bien sûr....et c'est en train de revenir in my brain en ce moment....
-Ouais, c'est bien ce que je pensais....(Hérion fait une pause et médite longuement).....je crois que lors de ce tournage, tu as fait une rencontre....ou plutôt des gens ont essayé de te rencontrer car ils ont perçu quelque chose de spécial en toi.....
-oh....i'm so scared....
-je comprends......tu sais, le hasard n'existe pas dans la vie, contrairement à ce que tout le monde croit....ce rôle... Zhul... cette jeune vampire que tu interprétais...ce n'est pas un hasard si tu l'as décroché...et c'est peut-être beaucoup plus profond qu'une simple interprétation....
Carla Moore s'est rapproché d'Hérion car elle commence à trembler, non pas de froid, mais de peur. Son compagnon de promenade le sent et lui prend la main pour la rassurer. Cependant, il continue à parler
-Carla, look at me....just in my eyes....deeply....look at me.......



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la conversation est en train de devenir une séance d'hypnose. Carla sombre dans une sorte de torpeur. Elle sent juste la main d'Hérion, elle entend vaguement sa voix douce, mais son esprit s'évade vers un autre lieu, un autre temps.....elle se retrouve alors dans les couloirs du crématorium de cet ancien cimetierre où une des scènes du film avait été tournée....elle voit les techniciens du son....la caméra montée sur rail est en train de la suivre sur sa gauche...elle marche dans une semi obscurité...soudain, elle sent que quelque chose la frôle, comme un souffle froid....puis une voix lui susurre à l'oreille : " we are the undeads....shhhh....we are the undeads....we know you can hear us.....our daughter.....you must tell our daughter".

-Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!!!!!!!!!!!..........Carla se réveille en sursaut en hurlant.

-Carla, Carla, it's ok.....c'est fini.......(Hérion).....viens, il faut aller ailleurs pour discuter....

Carla se lève péniblement, visiblement choquée. Tous les deux quittent la plage et se dirigent vers un restaurant proche. Carla s'assoit machinalement tandis qu'Hérion s'occupe de la commande :
-Garçon deux double-wisky s'il vous plaît....(Hérion)
-Et ensuite, ce sera......(le garçon)
-deux steaks bien cuits avec des frites et une bouteille de Margaux....
-bien Monsieur.....

Une heure a passé....Carla est en meilleure forme grâce à ce copieux repas et aussi à l'attitude très attentionnée de son compagnon.

-Pour te dire la vérité, Carla.....tu es un médium.
-What ????
-Ne t'inquiète pas, j'en suis un aussi....la première fois que je t'ai vu, je l'ai su....et maintenant j'en ai la preuve....
-Mais que vais-je devenir ? qu'est-ce que je dois faire ?
-première chose : rester calme.........deuxième chose : m'écouter.....très attentivement :

Et Hérion Prophectis de se lancer dans une explication des évènements :

-Toi, en tant que médium, et aussi le thème de ton film, c'est à dire le vampirisme, vous avez, à un certain endroit, "réveillé" des gens. Ils ne sont pas humains.....je crois que ce sont des vampires...
-Mais les vampires.....it's bullshit, ca existe pas !!!!
-Carla, attends....tu m'as bien dit il y a quelques jours, que dans tes rêves, tu avais entendu le nom "OF DRACCO".
-yes, it's true....
-alors, je vais te raconter une histoire :
" j'ai fait des recherches à ce sujet.....il y a environ 20 ans, la police a retrouvé une petite fille totalement perdue, qui errait dans la banlieue de Budapest.....elle fut interrogée mais personne ne la comprenait car elle parlait un étrange dialecte......les docteurs pensèrent d'abord que c'était une enfant autiste échappée d'une clinique psychiatrique...mais, ils se demandèrent aussi comment elle avait pu survivre toute seule....a ce sujet, un des policiers témoigna l'avoir trouvé avec un lapin mort dans une main, elle avait des traces de sang sur les lèvres : elle avait littéralement vidé le lapin de son sang.....ce témoignage fut effacé rapidement du dossier.
Après des semaines de recherche, il s'avéra qu'aucune clinique aux alentours de Budapest n'avait déclaré de disparition. Cette enfant restait une énigme. Cependant, son langage paraissait structuré et la petite fille dénotait d'une intelligence très vive, quoique choquée à l'extrème. Avec l'aide de linguistes réputés, et à force de patience, les autorités parvinrent à dialoguer avec elle et à obtenir quelques informations : la fillette répétait sans cesse que ces parents étaient morts....mais pas tout à fait....qu'ils l'avaient abandonné.....qu'elle était resté seule pendant plusieurs jours dans un grand chateau.....qu'elle était affamée car elle n'avait plus de sang à boire.....qu'elle était partie seule pour trouver du sang......"

-ohh, cette histoire....c'est tellement triste.....est-ce qu'on sait comment ses parents sont morts ? (Carla)

-"la police hongroise pratiqua des investigations dans tout le pays.....on diffusa le portrait de la fillette sur toutes les télévisions pour que quelqu'un se manifeste...mais aucune trace des parents....aucune trace d'un chateau......le vide total. Cela dura plusieurs mois.
Pendant ce temps, la fillette montrait des aptitudes intellectuelles réelles. On l'avait d'abord envoyé dans un orphelinat spécialisé pour enfants handicapés, mais son intelligence dépassait largement le niveau ambiant. Les psychiatres déclarèrent qu'il lui fallait un milieu plus stimulant, pour la faire progresser. Physiquement, elle était très athlétique pour son âge et adorait faire du sport. Et elle s'intéressait à tout : lecture, informatique avancée, mathématiques, art, culture. Après plusieurs tests, il fut conclu que c'était une enfant surdouée.
Le gouvernement hongrois fut alerté qui en informa son homologue anglais, alors en recherche de spécimens humains rares.
La petite fut placée alors dans une unité spéciale pour enfants hors du commun, baptisée le "S.C.D." pour "Special Children Department". Elle y développa ses facultés.
Pourtant, elle était souvent sujette à des crises de tristesse aigues difficilement controlables et parfois même, à certains moments de l'année, elle présentait des troubles de la personnalité"

-Des troubles de la personnalité ? what you mean ? qu'est-ce qu'elle faisait ?

-"tu sais, je t'ai parlé de ce lapin mort, la nuit où on l'a retrouvé.....et bien, dans cette institution spéciale, on l'a également prise en flagrant délit, en train de vider de leur sang de petits rongeurs, voire des animaux plus imposants. Un traitement lui fut alors administré pour calmer ses crises.....
Et puis cette petite fille a grandi".

-Tu as l'air bizarre, Hérion, qu'est-ce qui se passe ? (Carla)
-et bien, il y a une chose que la petite fille faisait aussi : elle n'arrêtait pas de prononcer son nom, comme pour se rassurer. Malgré cela, et comme je te l'ai dit, la police n'a jamais pu trouver trace de sa famille.
-And, son nom, c'était quoi ?
-c'était Vladinnha Of Dracco........
-OF DRACCO ? comme dans mon rêve !!!!!! (carla)

Silence complet. Un coup de massue n'aurait pas fait pire : Carla est totalement bouleversée et en même temps, ses neurones sont en train de fonctionner à plein régime.

-Je connais une Vladinnha (voir tome 1)....(Carla)
-Je sais.....(Hérion)......à la fin de sa période d'apprentissage, cette institution anglaise spécialisée décida de donner un nouveau nom à cette toute jeune fille : ils l'appelèrent Vladinnha DRAKE.




FIN DU TROISIEME EPISODE.
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# Posté le samedi 26 janvier 2008 09:13

Modifié le lundi 17 mars 2008 11:09

UN ETRANGE HERITAGE - EPISODE 4.

UN ETRANGE HERITAGE - EPISODE 4.
LES AVENTURES DE TONY SHAPIRO - UN ETRANGE HERITAGE - EPISODE 4



Une jeune femme est assise à son bureau, occupée à lire les messages du jour sur son screen holographique. Aujourd'hui, elle a décidé de porter quelque chose de simple : une combinaison moulante en cuir blanc ceinturée de noir. C'est la tenue qu'elle préfère car d'abord elle s'y sent parfaitement à l'aise, et puis c'est une référence à un très vieux style vestimentaire d' il y a plus de quatre vingts ans. D'ailleurs, toujours très fan de cette époque, elle vient d'acquérir une "vintage car", une Lotus Elite de couleur bleu ciel. Pour cela, elle a fait appel à son ami, Tony Shapiro, marchand de voitures anciennes, entre autres choses.
Elle est donc en train de répondre à des clients potentiels qui lui demandent des précisions sur des oeuvres d'art qu'ils désirent acquérir.
Une demi-heure plus tard, et satisfaite d'avoir expédié en si peu de temps des affaires représentant des millions d'euros-dollars, elle se lève et va se chercher un café. Elle avale la première gorgée avec délice. Pour se relaxer un peu, elle descend l'escalier qui mène à la salle d'exposition principale : admirer les oeuvres qu'elle vend avant d'ouvrir la galerie au public est un petit plaisir qu'elle aime à s'accorder de temps en temps.

Vlad Drake est maintenant propriétaire d'une galerie d'art à Londres, située au 80 Kingsland Road. Elle commence à devenir très connue mondialement grâce à son sens des affaires et à sa faculté à découvrir de nouveaux talents.
Il y a presque un an, elle a démissionné de son poste d'agent des services secrets français pour se consacrer à sa passion : l'art. Son départ ne fut pas si facile car le gouvernenement français ne voulait pas qu'elle parte, étant donné ses capacités, et elle subit pendant cette période de nombreuses pressions de la part de sa hiérarchie. Mais sa détermination était absolue.
Changement de vie professionnelle, changement de vie privée également : son idylle avec Ahmed fut finalement de courte durée. Ahmed avait commis une seule erreur mais elle lui fut fatale : lors d'un congrès d'inventeurs à Los Angeles, il l'avait trompé avec une hôtesse d'accueil un peu plus aguicheuse que les autres. Vlad l'apprit et elle ne put lui pardonner. Fin de leur histoire.
Elle était donc pour l'instant célibataire, malgré les nombreux prétendants qui piaffaient d'impatience. Et elle vivait son célibat avec une grande sérénité. Sa vie devenait maintenant ce qu'elle avait toujours désiré qu'elle soit. Elle se sentait enfin maîtresse de son destin.

Elle appuie sur le digicode mural et ouvre la galerie. Elle se glisse dehors, juste pour s'imprégner du bon air et de l'ambiance de la rue. Au loin, elle aperçoit une jeune fille qui arrive en courant : c'est Viviane, une londonienne d'origine africaine, qui assure la fonction d'hôtesse d'accueil de la galerie. Vlad apprécie beaucoup "Vivi" même si ses retards au boulot sont devenus quasiment systématiques.

-Hey, miss Drake (Viviane, essoufflée)....heuu....sorry, really....didn't catch my bus on time.....
-It's ok, Vivi, go and take a coffee....i'll manage the first hour.....
-oh, really nice of you.....

La matinée se passa tranquillement. Viviane, remise de ses émotions du matin a comme toujours parfaitement assuré. Sa joie de vivre, son oeil pétillant, sa grande beauté et son érudition ont encore fait la différence : deux ventes importantes ce matin, dont un très cher "Niebziemanch", jeune artiste de 21 ans, issu de la vague "hyper-réaliste holographique".
Pour remercier Viviane, Vlad l'invite à déjeuner dans un restaurant proche.

-Can we talk a little french, Vivi, (Vlad)....just for your practise ?
-Of course, i will love it.....heuu, je veux dire, bien sûr que oui !!
-Mis à part ces deux ventes, as-tu reçu des clients particuliers ce matin ?
-Particulier, c'est bien le mot.....en fait, un homme très vieux est entré mais il ne m'a pas adressé la parole, il m'a juste regardé et m'a salué très courtoisement. Ses manières étaient très.....singulières.
-explique-toi....qu'a-t-il fait exactement ?
-et bien, il était habillé très curieusement, avec une redingote du 19eme siècle et une grande cape noire. Et puis, malgré son âge, il se déplaçait avec une grande aisance.
-et c'est tout ?
-non, on aurait dit qu'il faisait semblant de s'intéresser aux oeuvres car son regard n'arrêtait pas de se porter vers le premier étage.....vers votre bureau.....
-Ah ? vraiment ?......
-Oui, et puis il est parti, toujours sans un mot. Mais je me rappelle quand même quelque chose.....lorsqu'il est sorti sur le pas de la porte, il s'est protégé les yeux à cause du soleil...
-Et bien, jusque là, c'est tout à fait normal non ? (Vlad).....lorsqu'on est ébloui par le soleil, on se protège instinctivement....
-Oui, mais là, il y avait comme une expression de rage et de peur sur son visage......comme un rictus bestial.......cela m'a mise très mal à l'aise.
-Enfin, cela ne t'a pas empêché de me faire les deux meilleures ventes de l'année (et Vladinnha de faire tinter sa coupe de champagne sur celle de son employée)
-C'était un plaisir Miss.
-En tout cas, Vivi, si cet étrange personnage revient à la galerie, il faut que tu me préviennes d'accord ? nous ferons alors des recherches quant à son identité.
-Oui, Miss Vlad...ce dont je suis sûre, c'est que ce monsieur doit appartenir à une vieille famille aristocratique.
-Pourquoi dis-tu ca ?
-Il portait un blazon doré sur sa cape, à hauteur de poitrine......avec des armoiries.....
-Pourrais-tu les reconnaître ?
-Bien sûr, j'ai une très bonne mémoire.....



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Fin de la journée. Vladdinha arrive chez elle. Fatiguée, mais la bonne fatigue des journées bien remplies et fructueuses, en affaires comme en rencontres. Pour une fois, elle s'accorde un petit écart et se sert un whisky bien tassé..elle allume une cigarette et demande à son ordinateur central de mettre en fonds sonore un des ces airs préférés "l'Ave Maria" de Caccini. Elle reste là, immobile, au milieu de sa demeure.

Elle habite en fait dans une petite église, située au coeur de Londres. Au hasard d'une promenade dominicale, elle était littéralement tombée amoureuse de ce monument religieux de style néo-roman et avait voulu en faire son lieu de vie. Elle avait contacté les promoteurs qui comptaient détruire l'église et installer un hôtel à la place et devant la somme proposée, ceux-ci s'étaient effacés.
quelques mois de travaux plus tard, l'église avait retrouvé son aspect extérieur d'antan et Vladinnha avait réussi à la faire classer "monument historique indestructible à perpétuité".

L'intérieur de ce lieu était cependant doté de toutes les commodités que les habitations de ce milieu du vingt-et-unième siècle pouvaient offrir.
En fait, Vlad avait su préserver les éléments d'époque, vitraux, statuaire, fresques et piliers et les avait habilement intégré à sa propre décoration. Ce qui donnait à l'ensemble une impression de sobriété et d'harmonie.
Cette église était également dotée d'une crypte : lors de sa première visite, Vlad l'avait immédiatement remarqué et avait décidé d'en faire sa chambre personnelle. Cette idée lui était venu comme ca, instinctivement : il fallait qu'elle dorme dans la crypte. Et effectivement, elle n'avait jamais aussi bien dormi que dans cet endroit quoique parfois, au réveil, elle se sentait un brin nostalgique. Quelque chose de son enfance lui manquait.

Elle est en pleine rêverie, son verre de whisky à la main, lorsque son Pda sonne brusquement :

-Vivy ?.....why are you calling me ? something wrong ? (Vlad)
-(Viviane, très excitée...) : yeah......i just saw the old man......the man i told you at lunch !!
-Où es-tu en ce moment ?
-ah yes, in French....oui, je suis à la Bleeding Heart Tavern....il est encore là.....venez me rejoindre.....
-ok, j'arrive.....

10 minutes plus tard, Vladinnha gare sa lotus dans Greville Street et se rend à pied jusqu'au Pub. Elle entre, jette un regard circulaire dans la salle : il y a beaucoup de monde et de bruit ce soir, difficile de repérer quelqu'un. Elle se fraye un passage en jouant un peu du coude : cela ne plaît pas à tout le monde et quelques clients lui jettent un regard mauvais.
Bizarre, elle ne trouve pas Vivi. Elle se dirige vers les toilettes des femmes. Personne. Elle plonge la main dans son sac pour prendre son Pda et appeler Viviane.....merde......dans la précipitation, elle l'a oublié chez elle.
Seule solution, demander au patron et aux serveurs. Au bar, c'est la cohue, mais un barman un peu dragueur l'a tout de suite repérée et commence son numéro de charme. Vlad en profite pour lui parler de Viviane. Oui, le serveur a bien remarqué une jolie black assise à une table, seule, en train de manger un sandwich et de boire une bière. C'était vers 20 heures. Il l'a vu téléphoner, environ une demi-heure plus tard.
Un vieux monsieur avec une cape noire ? oui, effectivement, ce type s'est invité à la table de la fille et puis après ils sont sortis.
Vlad ressort du Pub, très inquiète. Elle parcourt tout Greville Street à pied, en quête d'indices : mais rien....peanuts....
Elle rentre chez elle, se rue sur son Pda pour vérifier les messages.......aucun message.

-Hello, Police ? i call you about a kidnapping......(Vlad).


Le lendemain, Miss Drake ouvre sa galerie comme elle le fait tous les jours et malgré le malheureux évènement de la veille.
La police londonienne est alertée et la tiendra au courant dès qu'elle aura du nouveau. En plus, Vlad, de par son ancien métier, connaît personnellement l'inspecteur chargé de l'affaire et lui fait une entière confiance.
Une journée passa, puis deux, puis trois : pas de traces de Viviane. Vladinnha savait très bien qu'après 72 heures, les chances de retrouver vivante une personne enlevée étaient infimes et elle commenca à désespérer.
Malgré sa force de caractère, elle finit par craquer un soir, chez elle, dans son église : une longue nuit de pleurs où la tristesse le disputait au désespoir. Elle se rendit compte alors que son employée comptait énormément pour elle et que leur relation était plus que professionnelle : elle était devenue une amie. Une amie qui lui manquait plus que tout au monde.


Jeudi matin, 10 heures. Cinq jours après la disparition de son hôtesse d'accueil. Vlad est en conversation avec un client dans la salle d'exposition du rez-de-chaussée.

-Hello Miss Drake ! sorry.....i'm late again !

Vladinnha se retourne machinalement vers la personne qui vient d'entrer. Elle n'en croit pas ses yeux.......c'est Viviane... là... debout devant elle... qui lui parle.



FIN DU 4EME EPISODE.



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# Posté le dimanche 17 février 2008 11:43

UN ETRANGE HERITAGE- EPISODE 5

UN ETRANGE HERITAGE- EPISODE 5
UN ETRANGE HERITAGE- EPISODE 5



Steve Mac-Fordell. 50 ans. Comédien. Richissime.

Peut-être le type le plus cool de la planète. Après une enfance aisée passée à Dublin en Irlande, il s'exile aux USA en 2012 pour "trouver-sa-voie-à-la- façon-de-Lao Tseu" : il la trouve....rapidement. Deux ans après son arrivée aux States, il rencontre "Mister Gold", un producteur alors très en vogue, qui, à l'instar du roi Midas, transforme tous les gens qu'ils rencontrent en or.
Une grande amitié naît entre le vieux producteur et le jeune comédien fauché mais super motivé. Plusieurs castings...réussis...des performances d'acteurs remarquées....par des femmes ébahies...par des hommes fascinés....ce jeune gars à l'accent improbable est ex-tra-or-di-nai-re.
Premier film à l'âge de 21 ans, "The Mysterious Moon".....gros carton commercial...deuxième, 8 mois plus tard, "Me and my Bones", puis "Hello, i'm in Hell", et encore "Don't worry, i will kill you"... Ca s'enchaîne..très vite..tous les grands réalisateurs se l'arrachent : on a jamais vu une énergie pareille. Il n'est pas sans rappeler un acteur de grande envergure de la fin du vingtième siècle, depuis longtemps disparu qui s'appelait Jack Nicholson...Ce même côté animal, instinctif, dans le jeu d'acteur, cette folie, ce charisme hors du commun.
A cette époque de grand succès, Steve, comme toutes les jeunes stars arrivées trop tôt au faîte de la gloire, se perd dans ses plaisirs et ses débauches, il se perd en lui-même et n'arrive pas à retrouver son chemin dans ses labyrinthiques dépravations. Et aucune Ariane pour lui indiquer la route...ou plutôt, tellement d'Arianes, qu'il n'arrive pas à distinguer laquelle est la bonne.
On croit alors qu'il va finir mal....comme tous les autres...alors Steve décide de tout arrêter et disparaît en 2019.
On n'a plus aucune nouvelles de lui...personne...ni ses amis, ni son entourage, ni ses agents ne savent où il se trouve.
On croit même qu'il est mort et pendant près d'un an an, les télévisions du monde entier passent en boucle ses meilleurs films en guise d'hommage posthume, avec en incrustation sur les ScreenViews la phrase : "GOOD BYE STEVE".....

Mais en réalité, Steve est bien vivant...il est en fait parti en thailande avec un nom d'emprunt et totalement maquillé par une de ses amies fidèles. Méconnaissable. Il a transféré tout son argent sur une compte d'une banque japonaise pour brouiller les pistes. Il revit enfin. Et va peut-être trouver la "Vraie Voie", celle de la sérénité.....Il la trouve.

Durant son séjour à Chiangmai, au Nord-ouest de la Thailande, il rencontre Shwana.

Steve, avant sa "disparition", était pourtant le macho par excellence : collectionneur plus qu'amateur, de filles de tous âges... "performer sexuel"....quantité plus que qualité....la drague, toujours la drague....et même il n'avait plus besoin de séduire, puisque son statut de star lui assurait des conquêtes quotidiennes sans qu'il est à lever le petit doigt...et son charisme naturel était devenu une sorte "d'aimant à filles"..

Et puis il y eu Shawna.....c'était il y a 24 ans maintenant. Tous ses préjugés, toutes ses certitudes, toutes ses craintes aussi disparurent le jour de leur rencontre. Car Shawna était un transsexuel non opéré.

Shawna s'appelle maintenant Lucy Mac-Fordell, elle a 45 ans, elle n'est toujours pas opérée et elle est la femme de Steve depuis cette nuit d'aout 2021. C'est une femme sublime, d'une grâce infinie, aux manières douces et à la tournure d'esprit subtile. Et même dotée d'un pénis de quinze centimètres, c'est la seule et unique femme que Steve ait jamais aimée.


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Steve Mac-Fordell, après sa longue retraite thailandaise, a fait son grand "come-back" sur la scène cinématographique internationale....cétait il y a dix ans.
C'est maintenant un comédien reconnu, adulé, de grand talent. C'est aussi dans la vie privée, un homme d'une extrème gentillesse, entouré d'une foule de vrais amis. Toujours facétieux et d'humeur joyeuse, il sait créer ces ambiances un peu spéciales qui font qu'une soirée entre copains ou entre collègues-comédiens, peut devenir un moment inoubliable.

Et actuellement, Steve est en train de siroter un bon vieux "martini-gin", confortablement installé dans un fauteuil gonflable dans sa piscine aux proportions gigantesques, située dans sa propriété du "Pacific Heights", l'un des quartiers les plus chics de San Francisco. Ses copains de poker sont partis il y a deux heures environ et il s'est repassé un bon film, histoire de finir cette soirée en toute quiétude. Il est trois heures du matin.
Les trois stickers du Screenview, collés sur les parois de la piscine, projettent une image grand format en plein milieu du bassin, juste au dessus de l'eau.
Là, le film est fini, et Steve regarde avec attention la liste des acteurs qui se déroule en fonds d'écran. Ca s'appellait "GO WITH THE WITCH" : un très bon film d'horreur....un must....
Son regard s'arrête soudain sur un nom qu'il connaît bien : "Carla Moore". Oui, la jeune servante qu'on voyait au début du film....un tout petit rôle....
Ah, Carla......elle en avait fait du chemin depuis ce film.....elle était devenue une grande actrice.....mais au fait, que faisait-elle maintenant ? où vivait-elle ?
Au fil de ses pensées, Steve se rend compte qu'il a très envie de revoir cette jeune comédienne devenue star et qu'il a très bien cotoyé lors d'un tournage....il s'était pris d'amitié pour cette "petite rousse" à l'accent londonien bien prononcé....Il l'avait trouvé fragile à l'époque et sa timidité, face aux caméras de cette super-production, l'avait beaucoup touché....Il l'avait alors entouré de toute sa protection paternelle et les performances d'actrice de la jeune fille s'en étaient retrouvées alors largement améliorées....c'est vrai, qu'en se rémémorant ces moments de tournage, Steve se rappele l'avoir vraiment aimé comme un père aime sa fille.


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Le lendemain matin.

Une table de jardin rehaussée d'une nappe immaculée est installée au bord de la piscine. La gouvernante de la villa, comme à son habitude, a fait des merveilles, elle n'a oublié aucun des ingrédients qui font qu'un petit déjeuner irlandais peut devenir un moment parfait : Thé, jus d'orange frais, petits pots de crème liquide, ramequins de sucre en poudre, corbeilles remplies de pain blanc toasté et de "soda bread", marmelade d'oranges, belle motte de beurre. Et puis encore bol de céréales et lait froid, assiettes fumantes de bacon et saucisses, poëllée de tomates réchauffées dans le gras des saucisses, tranches de boudin noir, champignons et bien sûr, oeufs frits.
Son breakfast irlandais, c'est la seule et unique chose que Steve Mac-Fordell prend au sérieux dans la vie. Tout le reste n'est que rêverie et fantaisie......tout sauf son I.B. (Irish Breakfast).

En ce moment, deux regards se croisent au dessus de cette perfection culinaire. Ils sont assis l'un en face de l'autre. En contre-bas de la propriété on peut apercevoir la Marina de San Francisco et ses magnifiques yachts. Lucy prend la parole :
-Hey Snaky, (c'est le petit nom affectueux de Steve).....what is it that you have in your mind, right now ?
Comme à son habitude, Steve prend quelques minutes pour répondre. En fait, depuis qu'il connaît Shawna-Lucy, il n'a jamais pu répondre à ses questions sans s'accorder quelques secondes de répit : depuis 24 ans, il ressent toujours la même chose, une sorte de fascination teintée d'hébétude quand elle parle. Les magnifiques yeux gris-bleus qui sont en train de le jauger ne sont pas étrangers à cette perte de confiance et à cette difficulté de concentration.

-What d'you think about a big party ?

-Could be cool.....but you didn't answer to my question, Snaky.....there's something else in your brain, isn't it ?

-Yeah....i don't know why, but i really need to contact a young girl that i met a couple years ago..

-Oooh, i see.....

-Don't worry, she was more a daughter to me...than a gorgeous chick... and now, i feel like a father who cares for his daughter....

-Are you serious ?

En effet, après avoir visionné ce film la nuit dernière, Steve s'était endormi mais son sommeil fut ponctué de rêves étranges....en particulier, celui où Steve tenait par la main une petite fille, visiblement apeurée...ils traversaient ensemble une forêt dense, pleine de bruits étranges et de créatures apparemment malveillantes ....La petite fille serrait très fort la main de Stevie et l'appelait "Daddy". Pendant le rêve, il avait eu la certitude qu'il s'agissait de Carla Moore.

-Sure i am. i think the girl is in big trouble...she needs help....she needs MY help.

-So, make a call, and try to bring her here.....

-that's exactly what i'm gonna do....


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Deux heures plus tard....il est 11 heures trente.....la porte automatique du garage s'ouvre : on entend un puissant ronflement de moteur qui se rapproche et enfin, le museau de la Ford Mustang apparaît dans la rue..Steve est à son volant. Il s'agit bel et bien de la véritable Ford Mustang GT 390, héroïne du film "BULLIT", réalisé en 1968. Celle-là même que l'acteur Steve MacQueen n'avait pas réussi à retrouver après le tournage.

Le V8 s'emballe....Steve s'engage sur le boulevard qui descend par palier jusqu'à Marina Boulevard.

Quelques minutes plus tard, il se gare sur Cervantes Boulevard, devant le bureau de son agent français à San Francisco, Hubert Duvallon.
Embrassades, prise de nouvelles des famillles respectives.....ces deux-là se connaissent très bien.

Dans un français très correct mais teinté d'accent californien-irlandais, Stevie engage la conversation sur le sujet qui l'intéresse :

-Hubert, je veux organiser une grosse fête, tu peux m'arranger ca ?

-Ouais, bien sûr....pas bien compliqué....tu peux m'en dire plus ?

-En fait, la fête, c'est un prétexte pour revoir quelqu'un...

-Ah ? voilà qui est intéressant.......

-Il s'agit de Carla Moore.....je ne veux pas qu'elle croie que je l'invite que pour elle, tu vois ?.....je veux qu'elle se sente détendue, en confiance, avec des amis.....

-Je crois que vous avez tourné tous les deux dans le film "Vampires-Bloodlines", non ?

-c'est exact....

-Et bien, tu n'as qu'à inviter tous les comédiens et toute l'équipe de tournage du film....qu'est-ce que tu en dis ?

-Mais, j'en dis que c'est génial, Hubert, vraiment génial !!

-Je me charge de tout......je te rappelle dans trois jours pour te tenir au courant, ok ?

-Ok, Man........je te laisse, Lucy m'attend.....à bientôt......


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Deux semaines plus tard, dans un jet stratosphérique Paris-San Francisco.


Carla est assise dans un confortable fauteuil de la classe spéciale "V.I.P.". Un couple est assis devant elle. Elle ne voit que leur tête dépasser, mais en revanche les entend beaucoup car l'homme a une voix forte et la femme une voix plutôt stridente et haut-perchée. Dommage ce couple, car sinon le voyage est très agréable et l'humeur de Carla est au beau-fixe. Elle a reçu il y a quelques jours une invitation de son ex-collègue comédien, Steve Mac-Fordell.....Quelle surprise !!! depuis le temps qu'ils ne se sont vus !!.....
Il organise une "big party", chez lui, à Frisco........ca va être génial de le revoir, et de revoir toute l'équipe de "Vampires" aussi.

La passagère à la voix stridente se lève pour aller aux toilettes. Carla la voit de dos, mais la trouve ravissante. Comment une si jolie femme peut avoir une voix pareille ? franchement ca gâche.

Carla repart dans ses pensées joyeuses de retrouvailles. Elle est en train d'énumerer les noms des comédiens du tournage lorsqu'elle aperçoit la passagère revenir s'assoir. Visiblement, il y a un problème : la femme est visiblement choquée. Son visage est d'une pâleur incroyable et on sent une lueur de panique dans son regard.

La passagère s'assoit. Carla, intriguée, tend l'oreille. Le mari vocifère :

- mais qu'est-ce que tu as vu ? on dirait que tu as vu un fantôme, ma parole !!...........

-(sa femme, en bredouillant....) oui....c'est....c'est ca....je...je crois que j'ai vu un fantôme.....





FIN DE L'EPISODE 5. UN ETRANGE HERITAGE.
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# Posté le dimanche 22 juin 2008 12:05